ACAtlas des Cryptides
Dossier Nº052 // Ouvert depuis 1970Classe 2

Hibagon

Alias: Hinagon / Territoire: Japon

Un hominidé trapu signalé autour du mont Hiba entre 1970 et 1974, jamais revu ni identifié avec certitude.

Le Hibagon est le « bigfoot japonais » — en beaucoup plus petit et beaucoup plus bref. En juillet 1970, des habitants de la commune rurale de Saijō, au pied du mont Hiba qui marque la limite entre les préfectures de Hiroshima et de Shimane, signalent une créature bipède d'environ un mètre cinquante, couverte de poils noirs ou brun foncé, dotée d'un visage large et triangulaire aux yeux perçants. Les observations se succèdent : bord de rizière, lisière de forêt, route de montagne au crépuscule.

La vague dure quatre étés. Entre 1970 et 1974, plusieurs dizaines de témoignages sont recueillis, quelques empreintes photographiées dans la neige ou la boue, et un cliché flou d'une silhouette sombre accroupie fait le tour de la presse régionale. L'affaire prend une tournure administrative rare en cryptozoologie : la mairie locale ouvre un guichet chargé d'enregistrer les signalements, et les autorités mettent brièvement en garde contre l'approche de l'animal. Après 1974, les observations cessent presque complètement ; quelques signalements isolés dans les années 1980, attribués à des créatures voisines aux noms dérivés, ne relancent pas le dossier.

Les explications proposées n'exigent aucune espèce inconnue. Le macaque japonais, commun dans ces montagnes, peut atteindre une taille surprenante et se dresser sur ses pattes arrière ; un ours noir d'Asie debout correspond aussi à la silhouette décrite, surtout dans une lumière faible. Certains commentateurs ont noté que la région, proche de Hiroshima, vivait encore dans la mémoire du bombardement atomique, et que le contexte des années 1970 — boom médiatique du yéti et du bigfoot au Japon — a pu façonner la lecture d'observations animales banales.

Comme souvent au Japon, la créature a survécu en mascotte : la ville de Shōbara, qui a absorbé Saijō, utilise aujourd'hui le Hibagon comme emblème touristique, avec statues et produits dérivés. Le dossier zoologique, lui, est resté exactement où il s'était arrêté en 1974 : des témoignages sincères, aucune preuve matérielle exploitable.

+ Observations marquantes

  1. // Saijō, préfecture de Hiroshima

    Premiers signalements d'une créature bipède velue d'environ 1,5 m près des rizières au pied du mont Hiba. La description — face large, yeux brillants, corps trapu — restera stable pendant toute la vague.

  2. // Environs du mont Hiba

    Un témoin photographie une forme sombre accroupie dans la végétation ; le cliché, flou, est publié par la presse régionale sans pouvoir être authentifié. Des empreintes attribuées à la créature sont relevées la même période.

  3. // Route de montagne près de Saijō

    Un automobiliste rapporte avoir vu la créature traverser devant son véhicule ; c'est l'une des dernières observations de la vague, qui s'éteint ensuite presque complètement.

+ Explications rationnelles avancées

  • Macaque japonais de grande taille, dressé sur ses pattes arrière
  • Ours noir d'Asie debout, vu à contre-jour ou au crépuscule
  • Contexte médiatique des années 1970 (vogue du yéti et du bigfoot au Japon) orientant l'interprétation des témoins
  • Possibles canulars ou méprises jamais élucidés faute de preuves exploitables

Note de statut

Classe 2Témoignages sans preuve physique

Classe 2 : une vague de témoignages concordants sur quatre ans, mais des photos inexploitables et des empreintes non conservées — aucune preuve matérielle n'a survécu à l'examen.

+ Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Hibagon ?
Une créature bipède velue d'environ 1,5 m signalée entre 1970 et 1974 autour du mont Hiba, dans la préfecture de Hiroshima. Souvent surnommée « bigfoot japonais », elle n'a jamais été identifiée ni revue de façon crédible depuis.
Pourquoi les observations ont-elles cessé après 1974 ?
Personne ne le sait avec certitude. La fin de la vague coïncide avec l'essoufflement de l'intérêt médiatique, ce qui plaide pour un phénomène social autant que zoologique ; un animal réel — macaque ou ours — a aussi pu simplement quitter la zone.
Le Hibagon pourrait-il être un singe ?
C'est l'explication la plus économique : le macaque japonais vit dans ces montagnes, peut se dresser sur ses pattes arrière et paraître massif dans une mauvaise lumière. Un ours noir d'Asie debout correspond aussi à plusieurs descriptions.

Sources